L’escalade de la violence est confirmée.
Les chiffres ont été présentés hier par Rodney Miranda, le secrétaire à la sécurité (sorte de ministre de l’intérieur) de l’Etat d’Espirito-Santo : 1958 homicides en 2008 et un taux de 54,9 homicides pour 100.000 habitants*.
Oui, vous lisez bien, 1958 homicides en un an pour un Etat qui ne compte que 3,4 millions d’habitants.
Pour vous donner une idée, la France en 2007 comptait 826** homicides pour 61,9 millions d’habitants.
Les analyses critiques de la situation sécuritaire sont pratiquement inexistantes dans la presse locale. Les journalistes se bornent à faire un constat sociologique du phénomène. Est-ce un fatalisme de la violence ou une autocensure ?