3 février 2010

Critères de recherche

Les mots-clés brassent beaucoup de monde. Cherchez l’intrus.

Voici les termes utilisés par les internautes pour trouver mon blog, dois-je m’inquiéter ?

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3 février 2010

Arnaque

Les charognards ne reculent devant rien.

Voici le mail que j’ai reçu ce matin :

 » Je m’appelle Mr Willy Peterson, employé à CAHOOT BANK OF LONDON ,en tant que officier du département de crédit et de rémittence internationale. Je viens très respectueusement solliciter votre collaboration pour une transaction.

En effet, j’ai découvert la  souscription d’un de nos clients décédés avec toute sa famille depuis 1er Juin 2009, dans l’accident aérien  de Air France du vol 447 en provenance du Brésil vers la France.
notre Banque est sur le point de faire de cette souscription le patrimoine de la Banque , mais elle reste prête à effectuer le remboursement à toute personne qui se présenterait comme étant bénéficiaire de ladite souscription et qui fournirait toutes les informations relatives à ce compte. Je vous contacte à présent afin que vous interveniez en tant qu’héritier de cette souscription.

Je vous fournirai plus de détails sur l’opération dès que je recevrai votre accord par rapport à la proposition. Il s’agit de la somme de £3,700 000 GBP, et j’accepte de vous donner les 40 % de cette somme, pour votre participation.
Je reste optimiste à recevoir une suite favorable à ma proposition.
Veuillez me laisser votre contact téléphonique:…
Pays:…
Adresse:…
Profession et occupation:…
Age:…
Photo

pour une étroite collaboration, veuillez m’envoyer ces informations.
Mr Willy Peterson « 

J’ai beau relire plusieurs fois cette arnaque, je n’y comprends rien, enfin si, juste que c’est une arnaque.

Combien de fois j’ai supprimé des mails en provenance de Dakar ou d’autres villes d’Afrique avec toujours une histoire d’héritage qu’il faut absolument transmettre, de bandits et de pourcentages.

Là, ils innovent un peu.

23 janvier 2010

Un immeuble dédié au crime

On dit que la nature a horreur du vide.

Le crime a désormais une adresse et même une architecture.

C’est dans le quartier de Vila Rubim, Vitoria (Etat d’Espirito-Santo), que se dresse ce bâtiment d’un genre particulier.

Un immeuble ou le crime a élu domicile.

L’édifice, jadis entièrement consacré au commerce, a été abandonné voilà 15 ans.

Aujourd’hui chaque niveau de l’immeuble offre le spectacle de la déchéance humaine.

Le crime se décline selon un ordre bien précis :

1er étage réservé aux consommateurs de crack

2ème étage voué à la prostitution

3ème destiné aux homicides

Les trois étages et le sous-sol sont divisés par zone de compétence en accord avec les criminels, les toxicomanes et les proxénètes.

Le rez-de-chaussée et le premier étage comptent des dizaines de drogués, parmi eux des mineurs, et des trafiquants. Ils se partagent un espace sordide jonché de pipes à crack et de détritus. L’odeur y est insupportable.

Pour éviter une trop grande promiscuité, la prostitution et les homicides se déroulent aux étages supérieurs.

A l’étage du proxénétisme, les passes furtives se déroulent sur des matelas crasseux, posés à même le sol. Si vous vous trompez d’étage, les préservatifs usagés vous rappellent aussitôt que le stupre prédomine.

A l’étage des homicides, l’odeur de la mort plane, on peut encore voir des traces de sang séché. Le dernier assassinat en date a été enregistré par la police il y a environ trois mois.

Pour compléter le tableau, les criminels optimisent l’occupation de l’immeuble en stockant la marchandise volée, la drogue et les armes au sous-sol. Parfois cela sert de refuge aux personnes recherchées par la police.

Bien sûr, ce monde a des frontières poreuses. On passe d’un étage à l’autre avec facilité jusqu’à la destination finale. Le toxico est polyvalent, il peut vendre de la drogue, son corps ou celui des autres et exécuter les basses œuvres quand il n’est pas lui même exécuté.

Source : A Tribuna

22 janvier 2010

La loi Maria da Penha

Ces derniers jours la presse brésilienne a relaté deux faits-divers bouleversants.

Le premier, publié ce matin, raconte comment une femme réfugiée avec ses deux enfants dans un commissariat a révélé aux policiers l’enfer conjugal. Un cauchemar qui a duré près de douze ans.

Le mari de cette dernière, Moizes Cipriano, la battait régulièrement sur la crâne et utilisait des armes artisanales pour la menacer et l’agresser. La famille fut séquestrée durant de longues années. Afin de dissuader l’épouse de prendre la fuite avec les enfants, il avait opté pour une méthode d’intimidation radicale. Un cercueil récupéré dans la décharge d’une entreprise était utilisé pour lui montrer à quoi pouvait ressembler son ultime demeure. En cas de désobéissance, il menaçait de jeter son cadavre dans le cercueil en bois.

Le deuxième cas concerne l’assassinat filmé d’une femme par son ex-mari. La vidéo, diffusée, à une heure de grande écoute, a ému l’opinion car le meurtrier avait à huit reprises menacé de mort la victime, reçu une interdiction de s’approcher de son ex-épouse et avait par trois fois fait l’objet d’une demande d’emprisonnement par le parquet. Cette chronique d’une mort annoncée a surtout révélé les lacunes d’un système qui a du mal à protéger les personnes vulnérables.

Cela a aussi mis en lumière une loi relativement peu connue à l’étranger : la loi Maria da Penha.

 

http://www.flickr.com/photos/agecombahia/3907486830/

 

Cette loi relative à la violence familiale a été promulguée en 2006. Les dispositions légales prévoient la création de tribunaux spéciaux pour juger les violences familiales et domestiques et des mesures de protection et d’assistance immédiates aux femmes.

La loi éponyme rend hommage au courage d’une femme qui a lutté pendant vingt-ans pour faire valoir ses droits et ceux des femmes brésiliennes.

Maria da Penha Maia Fernades, pharmacienne, a subi les violences de son mari, Marco Antonio Heredia Viveros,  un universitaire colombien, durant six années. En 1983, ce dernier a tenté de la tuer par deux fois, la première avec une arme à feu et la deuxième par électrocution. Elle restera paraplégique.

Neuf années plus tard l’agresseur sera condamné à huit années de prison. Avec les recours juridiques et les réductions de peine il en effectuera deux.

Maria da Penha n’en restera pas là. Son combat la poussera à recourir aux instances juridiques régionales.

Seront respectivement saisis le CLADEM (comité latino américain de défense des droits de la femme) et la Commission Interaméricaine de Droits Humains de l’OEA (Organisation des États Américains) en 2001, qui condamnera le Brésil pour négligence et omission et demandera le versement d’une indemnisation à la victime.

21 janvier 2010

São Sebastião do Rio de Janeiro

La compagnie aérienne portugaise TAP a organisé à l’aéroport international de Rio de Janeiro, Antonio Carlos Jobim, une action inédite pour rendre hommage à Saint Sébastien,  patron de la cité merveilleuse.  « São Sebastião do Rio de Janeiro » (Saint Sébastien du fleuve de janvier).

21 janvier 2010

Vive émotion après la diffusion d’une vidéo de surveillance

Les caméras de surveillance sont-elle devenues les miroirs d’une violence structurelle ? A quand l’interdiction définitive de la vente des armes à feu aux civils ?

Belo Horizonte – Un homme tue son ex-épouse dans un salon de coiffure sous l’oeil d’une caméra de surveillance. L’assassin, qui a été arrêté quelques heures plus tard, avait déjà menacé de mort la victime.

Version édulcorée diffusée par le journal national de Globo.

21 janvier 2010

Trafic de drogue et sauvagerie

Un fait-divers particulièrement horrible a secoué une petite ville de l’intérieur d’Espirito-Santo. Mardi à l’aube, dans la municipalité de Pedro Canàrio (nord de l’état ), la police militaire a découvert le corps d’une femme sur le bord de la route. La victime, identifiée sous le nom de Cristiane Neves, a été décapitée et éventrée.

Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que la jeune femme de 21 ans était mêlée a des affaires de drogues, les deux pipes à crack, retrouvées près du corps, ont confirmé les soupçons de la police.

Les assassins ne lui ont laissé aucune chance. Selon des témoins, quatre hommes sont venus l’arracher à son domicile au lever du jour et l’ont traîné par les cheveux jusqu’au lieu du crime.

Comment expliquer une telle sauvagerie ?

Mateus Vasconcelos, le maire de cette petite ville rurale de 20.000 mille habitants, affirme que les habitants souffrent des conséquences du trafic de drogue. Selon le maire, la police militaire et civile a les moyens de combattre le trafic de drogue, tous les points de vente étant connus des services de sécurité.

Il y a quelques temps, Rodney Miranda, secrétaire à la sécurité du gouvernement, expliquait lors d’une interview que l’explosion de la violence dans les municipalités de l’intérieur serait lié à l’arrivée du crack.

Aujourd’hui, le secrétariat à la sécurité du gouvernement de l’Etat, préfère garder le silence sur cette affaire. Il n’y aurait pas assez d’éléments prouvant que ce crime soit lié à une affaire de stupéfiants….

Source : A Gazeta

20 janvier 2010

Shimbalaiê

Un titre qui cartonne au Brésil. C’est aussi la musique qui accompagne la novela du moment. J’aime beaucoup. Ne me demandez pas ce que veut dire shimbalaiê.

17 janvier 2010

Twitter

Je commence à peine à Twitter. Soyez indulgents !

Rendez-vous ici

17 janvier 2010

Unilatéralisme de l’assistance américaine

L’horreur que vivent les haïtiens touchés par le séisme n’en finit pas de nous émouvoir. Depuis quatre jours les images diffusées par les médias et le témoignage des habitants révèlent au monde l’ampleur de la catastrophe mais aussi le dénuement dans lequel était plongé le peuple haïtien avant le tremblement de terre.

Pendant que les secours tentent d’accéder aux zones sinistrées, en arrière plan se déroule une bataille politique entre les pays présents sur le terrain et le géant américain.

La gestion autoritaire des américains semble irriter les pays qui participent activement à l’acheminement de l’aide. Le Brésil par la voix de son gouvernement s’est plaint des interférences américaines après que l’aéroport de Port au Prince soit passé sous contrôle américain.

Celso Amorim, le ministre des affaires étrangères évoque le manque de coordination dans l’organisation des secours et le ministre de la Défense, Nelson Jobim, lui pointe l’unilatéralisme de l’assistance.

Selon ce dernier la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a automatiquement changé de profil en passant d’une mission de paix à une mission de reconstruction.

Le général brésilien, Floriano Peixoto, qui commande la force de stabilisation en Haïti a pour sa part dénoncé l’intention des américain d’envoyer une brigade de parachutistes dans la zone contrôlée par le commandement américain. Le but étant de reconstruire et non pas de combattre.

Avec un contingent de 1266 militaires, le Brésil estime pouvoir participer activement au déroulement des opération de secours.

Pour rappel, voici l’aide fournie par le Brésil à Haïti :

Un don de 14 millions de dollars du gouvernement brésilien

30 tonnes de nourriture, d’eau et de médicaments

13 citernes d’eau potable

Un hôpital de campagne avec une unité de soins intensifs

46 militaires du service de santé

51 pompiers

4 chiens renifleurs

15 ingénieurs

20 kits de médicaments (avec antibiotiques, anti inflamatoire et analgésiques pouvant servir à 10.000 personnes)

Source : Folha de S. Paulo